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Sortie avec les ACSE

Etats des parcelles suite aux pluviométries exceptionnelles de décembre à janvier

SORTIE AVEC LES ACSE

Nous avons fait un tour de plaine « à la sortie hiver » mercredi 24/01, cette sortie a été l’occasion d’observer le comportement des sols après les pluviométries  exceptionnelles de cet hiver ( deux fois  plus de précipitations que les valeurs normales) face aux enjeux de ruissellement et d’érosion phénomène récurrent dans le pays de Caux.

Cas des parcelles couvertes en interculture :

2 exemples qui montrent l’efficacité de la couverture du sol :

Parcelle B couverte par un mélange avoine, vesce, moutarde et radis. Le semis a été fait à la volée fin septembre sur un déchaumage grossier. Le développement de l’interculture a été satisfaisant (conditions favorables à la levée en octobre).

 

 

 

 

 

La surface du sol présente une croute de battance, cependant l’infiltrabilité du sol est préservée : présence de résidus en surface, porosité assurée par les systèmes racinaires. Il n’y a pas de trace d’érosion !

Dommage que le semis tardif ait limité le développement de la biomasse du couvert

Parcelle E  occupée par une culture dérobée, de RGI + trèfles. Le semis a été réalisé fin septembre après le passage de la herse rotative + semoir.

 

 

 

 

La couverture du sol est parfaite, l’excès de pluviométrie n’a pas eu de conséquences néfastes sur le sol.

La récolte du mélange  RGI+trèfles est prometteuse

Cas des parcelles de blé : une croute de battance bien présente

 2 exemples qui montrent un état  de surface du sol dégradé

Parcelle d’Auzebosc ( en bio)

Le semis a été réalisé le 20/11 ( labour + herse rotative +semoir). La parcelle a été implantée avec un mélange blé + pois ( 110 kg de blé + 25 kg de pois)

 

La structure de surface est dégradée. La croute de battance a réduit très fortement l’infiltrabilité, des traces d’érosion sont visibles.

Le phénomène est contenu par le parcellaire. Les départs de terre ne concernent qu’une petite surface. La prairie temporaire située en aval de la parcelle a stoppé tout phénomène d’érosion.

Parcelle A  : blé en conduite réduction d’intrants

Ici, le blé ( variété chevron) a été semé le 30/10 après passage du combiné herse rotative +semoir.

Les observations sont les mêmes avec la présence d’une croute de battance très nette, et des traces de ruissellement et début d’érosion.

 

 

 

 

 

Ici aussi, le parcellaire permet de contenir le ruissellement : taille des parcelles modérée, parcelle en aval couverte par une interculture !

 Cas des parcelles conduites en agriculture de conservation :

La parcelle D1 est occupée par un mélange type méteil ( triticale, avoine, pois) semé fin octobre  après un travail très superficiel réalisé à la herse rotative.

La parcelle D2 a été implantée en blé , semis réalisé en semis direct ( semoir easydrill) après la récolte de maïs-épi le 7 novembre.

Dans ces deux parcelles, il n’y a pas de trace d’érosion.

La structure du sol est préservée.

         

     PARCELLE D1                                     PARCELLE D2


 La présence de résidus en surface, la porosité biologique crée par les vers de terre et par les racines des plantes permettent de conserver une infiltrabilité correcte.

L ’agriculture de conservation est une réponse efficace aux problèmes de ruissellement et d’érosion.

Parcelle en labour  avant un semis de printemps

La parcelle concernée ( partie sole d’Auzebosc) a été labourée début décembre en attente d’un semis de lin ( mi-mars).

 

Le labour grossier à l’entrée de l’hiver  a permis d’éviter une dégradation de l’état de la parcelle qui présente une très bonne rugosité de surface ( grosses mottes ) assurant une infiltrabilité très correcte.

 

 

 

 

Sur l’exploitation, les problèmes d’érosion et de ruissellement sont bien maitrisés. Les solutions sont multiples. Elles concernent notamment  la gestion du parcellaire, la gestion du travail du sol, la couverture hivernale des sols. Les parcelles de l’exploitation sont en « tête de bassin versant » : limiter le ruissellement en amont permet de préserver les parcelles situées plus en aval dans le bassin versant notamment dans les axes d’écoulement.

Prochain article : état des blés à la mi-février

 

Publié le : 04 Février 2018